Mauvaise presse !
Edito | Septembre 2011
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Éric DECALF
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Si nos sociétés d’ingénierie sont si mal vues de leur public (nos clients, nos collaborateurs, nos syndicats), c’est uniquement de notre faute…
Et pourtant…
- Les sociétés d’ingénierie informatique regroupent désormais la majorité des fonctions techniques liées aux systèmes d’information. C’est désormais là que la partie se joue, et plus chez le client final.
- Elles attirent et concentrent la majorité des expertises techniques (pour le fonctionnel, c’est 50/50 avec les clients).
- Les grandes entreprises n’hésitent plus à sous-traiter, en régie ou au forfait, leurs projets, stratégiques ou non stratégiques. Notre métier apparu il y a 40 ans a trouvé et pris sa place, il est aujourd’hui incontournable.
- C’est même un gros avantage compétitif pour les entreprises que de sous-traiter (meilleure performance en bourse et meilleure productivité liées à la flexibilité et l’agilité engendrées).
- La SSII regroupe des spécialistes de toutes les plateformes. C’est le meilleur endroit pour partager les expériences, et s’enrichir intellectuellement, à 360°.
- Concernant l’enrichissement financier ? L’image d’un secteur payant moins bien existe, à mon sens elle se justifie essentiellement par le développement des sous-traitances de sous-traitance, qui sapent le métier, la qualité de la relation interpersonnelle, et dégradent la notion d’encadrement et de valeur-ajoutée. Sinon, la SSII paie normalement, au juste prix, avec en outre une prime aux niches technologiques présentant un déficit de compétences disponibles.
- C’est le bon endroit pour se confronter en permanence au marché ; je ne connais pas de personnel passé en SSII qui se retrouve en inadéquation totale. Par goût personnel, on peut préférer les nouvelles ou les anciennes technos mais, quoi qu’il en soit, on reste assurément « connecté » à la réalité. Je connais par contre des collaborateurs vraiment dépassés (techniquement ou, plus grave, humainement), parce qu’ils sortent de 10 ans chez un client final, installés dans une routine et un statu quo.
- La mobilité géographique fait peur : en choisissant une SSII à taille humaine, qui gère sa relation client (et collaborateur) dans la proximité, le problème est réglé.
- La mobilité intellectuelle (je change de fonction, ou de technologie, ou d’environnement…) fait peur aussi ; celle-là par contre, elle est vitale, c’est le prix à payer pour rester à coup sûr en phase avec son métier.
- C’est aussi en SSII qu’on invente et expérimente les process et méthodologies de demain…
Vivre en SSII, c’est être au cœur de la civilisation du numérique, au cœur des innovations et de la construction des nouveaux modes de vie de nos sociétés développées. C’est une place privilégiée !
Si nos sociétés d’ingénierie sont si mal vues de leur public (nos clients, nos collaborateurs, nos syndicats), c’est uniquement de notre faute : par nos comportements, par notre état d’esprit, par nos messages, par notre dynamisme, nous devons absolument, dans les 3 ans qui viennent, réussir enfin à faire percevoir ce secteur d’activité sous toutes ses facettes, nombreuses, et méconnues. Mobilisons-nous !
Contact Relation Presse : Elodie Laloum | Agence Relation Presse MELODIK
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